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| | | Pascal Lob (28-05-2010) | J’ai pris l’habitude de bricoler l’info le soir sur le canapé, avec le portable sur les genoux et la télé en fond sonore. En général l’écoute des films américains (sans image) est assez affligeante et les dialogues de ce film à l’eau de rose (dont j’ai oublié le nom) ne dérogeaient pas à la règle. Sur fond d’Amérique, puritaine et bien pensante, truffé de clichés moralement corrects et de transgressions bonne enfant les protagonistes se débattaient dans une histoire d’amour improbable aux rebondissements peut crédibles le tout sur fond de musique …. merde !….. c’est quoi ce swing de dingue ….. C’est qui ce chanteur ? ….. c’est quoi ce groupe ?
Du coup, le film s’est transformé en un suspense intenable, jusqu’au générique de fin. J’ai posé l’ordinateur pour scruter les noms des caméramans des coiffeuses et autres assistants de l’adjoint du second du secrétaire du stagiaire préposé aux cafés et là, déception, je n’ai pas vu passer les crédits des musiques. Impossible de remettre en arrière, comment je vais faire ? et là le flash. Internet, on trouve tout sur Internet… je devrais le savoir …
Un quart d’heure de recherche et je découvre des extraits en écoute. C’est bien ça, le groupe s’appelle The Atomic Fireballs. Deux minutes plus tard, j’ai trouvé un album à acheter. Je passe commande et j’attends.
Pour patienter, je me suis réécouté la discographie complète de Big Bad Voodoo Daddy et de Indigo Swing.
Quand « Birth Of The Swerve » est enfin arrivé je me suis précipité sur le premier lecteur venu. La voix puissante de John Bunkley démarre sur fond de hand clap, puis Geoff Kinde lance le tombasse, un glissé de piano par Randy Sly pour lancer les cuivres et la contrebasse, je suis à deux doigts de la crise de tachycardie.
Une voix puissante et peux voilée, pas tout a fait éraillées qui me fait pensé au son crunch des guitares, pas tout a fait clair mais pas encore saturé. Une voix qui incontestablement apporte la touche de folie et d’authenticité qui démarque The Atomic Fireballs d’un orchestre de Swing habituel.
Une section de cuivre dont les interventions sonnent comme une paire de claques, et dont les solos d’un uns ou des autres sont toujours courts et pertinent.
Une basse batterie qui se fait oublier mais qui roule à 220 km/h sans le moindre cahot.
Le piano s’efface ou virevolte là dedans sans jamais entrer en collision avec les autres protagonistes.
Bref un sans fautes total et jubilatoire à souhait, un remède anti-coup de mou à conseiller à tous le bougons et autres grognons maladifs.
La lecture des informations de la jaquette m’apprend que Duke Kingins joue de la guitare, c’est très étonnant j’ai pas remarqué de guitare…. Après plusieurs écoutes, il faut reconnaître qu’elle est très effacée.
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