Night Of The Living Dead Bluesmen
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2007 Night Of The Living Dead Bluesmen Anthony Stelmaszack  
       
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Production :
Autoproduction
AS01
 
 
Musiciens :
Anthony Stelmaszack : Chant , Guitare
Julien Brunetaud : Piano
Simon Shuffle Boyer : Batterie
Thibaut Chopin : Batterie , Contrebasse , Choeurs , Harmo

Titres :
Commentaires :
Nicolas (03-01-2008)
Bon, autant le dire tout de suite : je fais partie de ceux (et je ne suis pas le seul dans l’équipe de l’Oreille Bleue) qui accourent dès qu’ils entendent prononcer le nom d’Anthony Stelmaszack. Alors vous vous doutez bien, lorsque j’ai appris que le talentueux guitariste aquitain sortait un album, je me le suis procuré au plus vite ! Et bien, cette tartine fait tout simplement partie des meilleures qu’il m’ait été donné d’écouter en cette année 2007.

En bon amateur de films d’horreur, Anthony Stelmaszack a intitulé ce premier LP « Night Of The Living Dead Bluesmen » («La nuit des Bluesmen morts-vivants »). Le clin d’œil est des plus judicieux tant on a véritablement l’impression d’assister à la résurrection des grands noms du Blues repris ici avec classe (Robert Johnson, Big Bill Broonzy, Muddy Waters, Sonny Boy Williamson…). Pour toucher au plus près tous ces Maîtres, le Bordelais s’est entouré de la crème des musiciens de la scène Blues hexagonal : Thibaut Chopin (contrebasse, harmonica et même batterie sur la piste 8), Simon « Shuffle » Boyer (batterie) et l’incontournable Julien Brunetaud au piano. Ajoutez à cela Sam Tchang à l’illustration de la pochette et vous comprenez mieux mon enthousiasme ! Conformément à ce qui se faisait dans les années 40’s et 50’s du côté de Chicago ou Detroit, les seize titres ont bien sûr été enregistrés live en mono avec juste un microphone, d’où ce son authentique et sans artifices inutiles.

Aussi à l’aise aux guitares (électrique comme acoustique) qu’au chant ou à l’harmo (sur « King Bee »), Anthony Stelmaszack merveilleusement épaulé par ses acolytes ne cesse de démontrer l’étendue de son talent tout au long de seize titres tous (je dis bien tous !) jubilatoires. Quelques perles à extraire de l’écrin : « I Feel So Good » (le meilleur antidépresseur connu à ce jour !), « I Got My Eyes On You » (poisseux comme il faut !), « My Baby She Left Me » (swinguant à souhait !), « High Fever Boogie » (une bombe que n’aurait pas renié Hound Dog Taylor !). Je connaissais la maîtrise du bonhomme en matière de swing, de boogie et de shuffle, mais ce qui m’a le plus sidéré à l’écoute de l’album, c’est la fantastique reprise du « Terraplane Blues » de Robert Johnson. Il y a là un tel respect de l’esprit du Maître que j’ai eu l’impression d’être catapulté en plein Delta du Mississippi dans les années 30. Bluffant !

Une seule conclusion s’impose : cet album est à se procurer de toute urgence !
 
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