Indigo Swing
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1998 Indigo Swing Indigo Swing  
       
jaquettes/tartine.jpg
Production :
Well & Placket Recordings
 
 
Musiciens :

Titres :
1- 1 : Pink Cadillac 02:22

1- 2 : Reet, Petite & Gone 04:29
Louis Jordan /Lora Lee
1- 3 : Please Tell 'em 04:16

1- 4 : I Can't Stop It 03:32

1- 5 : My Baby Just Cares For Me 04:04

1- 6 : I Love Paris 03:29

1- 7 : Swing Lover 03:12

1- 8 : Flip Flop And Fly 04:01
Charles Calhoun /Lou Willy Turner
1- 9 : My Baby Comes 'round At 8 02:56

1- 10 : Red Door Blues 02:42

1- 11 : Baby Baby 03:50

1- 12 : Choo Choo Ch'boogie 03:52
Denver Darling /Milt Gabler /Vaughn Horton
1- 13 : She Dreams Of Me 04:33

1- 14 : Rollin' With Roland [the Lost Take][version] 03:00

Commentaires :
Pascal Lob (10-12-2002)
Lors de mes recherches sur la biographie de Rusty Zinn, je suis tombé sur cette tartine. En voyant la jaquette, j'ai eu immédiatement envie de l'écouter. J'ai donc couru (façon de parler) sur Amazon et quelques jours plus tard la galette était là, prête à être dévorée, ce que j'ai fait sans attendre. J'ai bâillonné les enfants, envoyé ma femme chez une amie (ou l'inverse je ne sais plus). J'ai débranché le téléphone, coupé les fils de la sonnette, je me suis installé dans le canapé et j'ai mis en route le tourne galette. A la première note de Pink Cadillac j'ai fait Whaou, quand le chant a démarré, j'ai bondi du canapé, au premier solo de saxo, je dansais devant la cheminée. La contrebasse de Little David et la batterie de Bowen Brown sont incroyablement Swing, peut être plus Jazz que Blues mais qu'est ce qu'ils envoient. Johnny Boyd au chant et tout aussi impressionnant. Je suis sûr que même quand il parle, il "Swingue". Sur Reet, Petite & Gone, ce sont les changements de tonalité qui n'ont surpris. Depuis, ils m'arrachent un sourire de plaisir à chaque écoute. Comme sur le titre précédent, le saxo de Baron Shul est renversant (promis, je n'exagère rien). Quand le Blues Swing ralenti et se met à pleurer, c'est Please tell' Em qui m'a remué les tripes, du coup je me suis servi un bourbon. Le solo de guitare de Danny Caron n'est pas une démonstration de technique et convient parfaitement au titre. Relayé par le sax juste avant le retour du chant, que du beau. Mes pieds ont immédiatement repris leurs gigotages frénétique sur le Boogie Swing I can't stop it. J'ai été obligé de posé mon verre. Cette fois, c'est à William Beatty au piano de se mettre en avant et je me demande si je ne devrais pas réécouter les premiers titres pour prêter un peu plus d'attention aux gesticulations des doigts de cet homme. Le saxo revient encore en solo, mon dieu !, ces mecs ne sont pas des êtres humains. Dès les premières notes de My baby don't care for me, les chats en patte à modeler du clip de Nina Simone sur le même morceau me reviennent en mémoire. Le chant n'a pas grand chose a voir avec celui de la grande dame mais encore une fois l'ambiance, le jeu de piano, la basse/batterie, tout est parfait. L'ambiance de I love Paris est posée par la contrebasse et je dois dire que Little David s'y connaît en "pelotage de grands-mères". Je retrouve un peu sur cet instrumental l'ambiance des "Aristochats". Ne vous moquez pas, ce sont mes premiers émois musicaux, ça se respecte. L'intro de Swing Lover est un poème de Little David. Mon super niveau d'Anglais m'a permis de comprendre au moins deux mots. Si quelqu'un peu m'aider sur ce coup là !!! Sinon, c'est un titre tranquille et superbe, le genre de truc qui donne envie de jouer du Swing. Le standard du Rock'n'Roll Filp Flop Fly repris à la sauce Boogie Swing avec un solo, piano seul, où le jeu de main gauche de William Beatty m'a époustouflé. Le solo de guitare de Rusty Zinn est comme toujours, précis, efficace et inspiré. J'ai fini mon bourbon, mais je danse trop pour pouvoir me resservir. Pour My baby comes' round at 8, c'est la même ambiance que Pink Cadillac ou Swing Lover. On en oublie la beauté de l'accompagnement pour n'écouter que la voix. Johnny Boyd semble très heureux que son amie vienne dans le coin à 8 heures. Un couplet très intimiste ou il s'adresse à elle, du bonheur. J'en reprends un bourbon, ça va mal finir. Encore du Boogie piano sur rythmique Swing pour Red Door Blues. Rusty Zinn est de retour, lui c'est sûr, c'est un extra-terrestre ou peut être un terrestre-extra allez savoir. Une intro de batterie plutôt Mambo pour Baby baby, avec un jeu amusant entre le chant et les réponses piano. C'est assez étonnant d'entendre comment Baron Shul accompagne la rythmique de son saxo sans être envahissant. Rusty Zinn revient nous faire le coup de la guitare qui tue? Je suis mort. Encore le piano en avant pour Chou chou ch'boogie. Mais comment font-ils pour être aussi bons ? Je suis hors d'halène, je n'ai pas arrêté de danser depuis le début (sauf pour me servir). Enfin un peu de calme, pour le Cool Swing She dreams of me. J'ai failli aller chercher ma femme pour danser mais elle ne sera pas capable d'écouter sans faire de commentaires, je préfère renoncer. Un dernier instrumental, Red door Blues, pour boucler la tartine. Comment ai-je pu ne jamais entendre parler d'eux avant ? Globalement: Peut être que les puristes du Blues n'y trouveront pas leur compte, mais il n'y a rien a jeter dans cette rondelle que tout amateur de Swing doit absolument avoir. Il y a du Jazz, du Boogie, du Rock'n'Roll, mais c'est le Swing qui règne en maître. Les musiciens sont des monstres, que dis-je? Des docteurs es-swing. Fourmis dans les pieds garanties. PS: est que je vous ai dis que c'est du Swing ?
 
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