
| Bien que dépassant mon domaine de compétences, je ne peux passer sous silence, cette formidable soirée vécut du coté du New Morning à Paris. En effet, Albert Lee s’exprime, au-delà du cadre du Blues, depuis bien longtemps dans le milieu de la Country et du Rock, notamment avec Emmylou Harris, Everly Brothers ou Jo Cocker (pour ne citer qu’eux).
Mon ami Michel Gaudray n’aurait loupĂ© sa venue sans aucun prĂ©texte et il m’a facilement convaincu de le suivre jusqu’à la capitale. D’entrĂ©e les choses allaient se prĂ©ciser, un Boogie furieux suivi par un Rock’n’Roll torride et une Ballade sensuelle, autant d’élĂ©ments dĂ©finissant la nature du style exprimĂ©. PrĂ©sentĂ© comme le Guitar Hero par excellence, Albert Lee s’entoure de musiciens talentueux et leur donne la possibilitĂ© de s’exprimer Ă leur juste valeur. Pete Wingfield aux claviers et Gerry Hogan Ă la pedal steel guitar Ă©changèrent avec le guitariste Britannique de savoureux moments de complicitĂ© d’une rare intensitĂ©.Â
Mais c’est évidemment son jeu de guitare d’une dextérité à toute épreuve et d’une facilité quasi insolente qui transmets le plus d’émotions propices à se laisser transporter et à chavirer de bonheur. Très bon chanteur et loin d’être ridicule au piano, il partage également le chant avec son bassiste, Brian Hidgson et avec son batteur, Peter Baron.
Les deux bons sets ont suffit pour me convaincre de l’énorme talent du personnage, qui sait visiblement rester simple et intelligent, en ne se contentant pas d’être l’unique centre d’intérêt du concert et en offrant une place légitime à chacun de ses accompagnateurs… Une anti star en puissance. Chapeau, Sir Albert Lee !!!
Pour ceux qui souhaitent le découvrir, il accompagne également l’ancien bassiste des Rolling Stone, Bill Wyman. Ce dernier sera en concert le 14 février 2004 à la Traverse de Cléon (76) prés de Rouen. | |